« J’ai eu un entretien important et constructif avec ma collègue française, Catherine Vautrin, à l’occasion du Sommet entre l’Italie et la France, consacré aux principaux dossiers de sécurité internationale sur lesquels nos deux pays sont engagés côte à côte.
Nous avons réaffirmé notre soutien commun à l’Ukraine et partagé la disponibilité de l’Italie à contribuer à une éventuelle mission internationale visant à garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, à condition qu’un cessez-le-feu durable soit en vigueur, qu’un cadre juridique international clair soit établi, que les pays de la région donnent leur consentement et que le Parlement italien accorde l’autorisation nécessaire.
Nous avons également confirmé l’importance de la stabilité du Liban. Dans cette perspective, y compris dans une optique post-UNIFIL, il est essentiel que la communauté internationale adopte une approche pragmatique et durable, axée sur le renforcement des capacités des institutions nationales et sur la consolidation du rôle des Forces armées libanaises, principal pilier de la stabilisation du pays et élément fondamental pour la sécurité de l’ensemble de la région. L’Italie et la France travaillent actuellement à l’élaboration de propositions concrètes en ce sens.
Nos échanges ont également porté sur la défense européenne, qui doit poursuivre son développement en dépassant les égoïsmes nationaux et les fragmentations industrielles, en renforçant les capacités communes, l’interopérabilité ainsi qu’une base technologique et industrielle plus intégrée.
Dans ce cadre, nous avons convenu d’une feuille de route industrielle destinée à renforcer la coopération bilatérale entre nos industries de défense respectives, en valorisant les capacités communes et les principaux programmes conjoints, à commencer par les missiles Aster et le système de défense aérienne SAMP/T NG, qui constituent des exemples concrets d’une coopération efficace et réussie.
Parmi les défis à relever figure également celui d’une coopération encore plus étroite dans le domaine spatial, en mettant en commun les excellences respectives de nos deux pays à travers le projet Bromo, afin de renforcer la souveraineté technologique européenne et de créer une masse critique dans un secteur marqué par une concurrence mondiale de plus en plus intense.
Cette démarche contribue à renforcer le pilier européen de la sécurité et à rendre l’OTAN encore plus crédible et plus efficace. L’Italie et la France partagent la responsabilité de transformer cette coopération en résultats concrets, dans l’intérêt de la sécurité de nos citoyens et de la stabilité internationale. »
Ainsi s’est exprimé le ministre de la Défense, Guido Crosetto: