Promouvoir une action commune à mener au sein de l’UE sur l’Industrial Accelerator Act et aligner les positions de l’Italie et de la France sur les principaux dossiers industriels européens, en particulier sur l’automobile, le CBAM et la révision du système ETS. Tels sont quelques-uns des objectifs de la visioconférence entre le ministre des Entreprises et du Made in Italy, le sénateur Adolfo Urso, et le Ministre délégué à l’Industrie de la France, Sébastien Martin.
« 2026 sera l’année des réformes européennes, une occasion à ne pas manquer pour rendre l’Europe plus ambitieuse et capable de défendre son industrie. C’est pourquoi il est plus que jamais nécessaire d’avoir une vision commune avec la France et les autres pays leaders de l’UE sur les principaux dossiers industriels afin de promouvoir des initiatives concrètes en faveur de la croissance, de l’innovation et de la souveraineté industrielle du continent », a déclaré M. Urso.
Concernant l’Industrial Accelerator Act, les ministres ont convenu de travailler sur un document commun relatif au principe de préférence européenne (made in Europe), qui devra toutefois être introduit progressivement dans la législation européenne et uniquement dans les secteurs industriels où il existe un réel avantage stratégique pour le continent.
En ce qui concerne l’automobile, M. Urso a réaffirmé que la récente proposition de révision du règlement de la Commission sur les émissions de CO2 des voitures et des camionnettes ne garantit pas encore une véritable neutralité technologique : l’ouverture aux carburants renouvelables doit concerner tous les types de motorisation, tout comme l’équilibre doit être assuré pour les véhicules utilitaires. Urso et Martin ont également exprimé leur intérêt pour aborder la question de la dilution des pénalités pour les véhicules légers, en travaillant à définir une position commune qui tienne compte des différents intérêts et sensibilités en jeu.
En ce qui concerne le CBAM, les ministres ont souligné que la proposition de la Commission ne répondait que partiellement aux demandes des États membres : bien qu’ils approuvent l’extension aux produits en aval, ils estiment qu’il faut clarifier davantage le fonctionnement du fonds temporaire pour la décarbonisation et les modalités concrètes de mise en œuvre des mécanismes anti-évasion.
À l’issue de la discussion, Urso et Martin ont finalement convenu de la nécessité d’intensifier la coopération en vue du prochain sommet intergouvernemental entre les deux pays dans le cadre du traité du Quirinal prévu en avril prochain.