Le Service économique de l’Ambassade d’Italie à Paris présente la quatrième édition 2026 du rapport économique sur les investissements, les partenariats et le commerce entre l’Italie et la France.
Cette nouvelle édition du rapport confirme l’image de deux systèmes industriels et productifs étroitement liés et intégrés, caractérisés par des échanges commerciaux significatifs et d’importants investissements réciproques couvrant les principaux secteurs d’excellence des économies des deux pays.
Outre les principales données relatives aux relations économiques italo-françaises, le rapport offre un aperçu actualisé des principales implantations industrielles et financières italiennes en France et françaises en Italie. Un aperçu qui est mis à jour périodiquement, notamment sur la base des informations fournies par les opérateurs économiques.
Échanges commerciaux
Avec des échanges commerciaux s’élevant à plus de 112 milliards d’euros en 2025 (soit une hausse de 6 % par rapport à l’année précédente), la France s’est confirmée comme le deuxième partenaire commercial de l’Italie. Les exportations italiennes vers la France, d’environ 65 milliards d’euros (en hausse de plus de 5 % par rapport à 2024), concernaient principalement les textiles et l’habillement, les machines et équipements, les véhicules automobiles, les produits alimentaires, les matières plastiques, la métallurgie, les produits pharmaceutiques et les produits chimiques et médicaux.
De son côté, l’Italie a importé de la France principalement de l’électricité, des produits chimiques, des médicaments, des produits sidérurgiques, des véhicules automobiles, des produits alimentaires, des produits pharmaceutiques et des articles d’habillement pour une valeur totale d’environ 47,3 milliards d’euros, soit une hausse de 7 % par rapport à l’année précédente.
En 2025, l’excédent commercial de l’Italie vis-à-vis de la France s’est élevé à environ 17,6 milliards d’euros, un chiffre globalement similaire à celui de 2024.
Investissements
En matière d’investissements, la France s’est confirmée comme le premier investisseur étranger en Italie avec un portefeuille d’environ 100 milliards d’euros en 2024, soit environ 21 % du total des investissements directs étrangers dans notre pays. Avec 2.514 entreprises à capitaux français actives en Italie, qui emploient environ 340.000 personnes et génèrent plus de 90 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, la France représente un partenaire crucial et stratégique pour la croissance du système économique.
Avec un portefeuille de 62,4 milliards d’euros en 2024, l’Italie est le sixième investisseur étranger en France, derrière les États-Unis, l’Allemagne, la Suisse, le Royaume-Uni et le Luxembourg. On compte en France 1.918 entreprises sous contrôle italien, qui emploient plus de 95.000 personnes et génèrent environ 61 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an.
Selon un rapport publié par KPMG, entre 2019 et 2023, la France a été la première destination des acquisitions italiennes à l’étranger, avec 134 transactions conclues, pour une valeur totale d’environ 35 milliards d’euros.
Opérations d’investissement récentes
Le rapport de 2025 souligne que les investissements entre l’Italie et la France ne se limitent pas à de grandes opérations financières, mais concernent des secteurs productifs stratégiques, de l’industrie manufacturière à l’innovation, en passant par l’agroalimentaire et la mode.
Parmi les opérations françaises en Italie, on note l’augmentation de la participation du Crédit Agricole dans Banco BPM à 20 %, consolidant ainsi davantage la présence française dans le système bancaire italien. Dans le secteur des assurances, AXA a acquis une participation majoritaire de 51 % dans Prima Assicurazioni, groupe italien spécialisé dans l’assurance directe, avec un investissement d’environ 500 millions d’euros. Une autre opération notable a été la cession de Carrefour Italia au groupe italien NewPrinces, pour environ 1 milliard d’euros, ce qui représente une restructuration significative du portefeuille français dans notre pays.
Les investissements italiens en France confirment eux aussi la complémentarité des deux systèmes économiques. Ferrero a consacré environ 95 millions d’euros à la modernisation de son usine en Normandie, la plus grande usine de Nutella au monde, afin de moderniser les lignes de production et d’augmenter la capacité logistique. Iveco a investi environ 100 millions d’euros pour développer la production d’autobus électriques sur certains sites français, conformément à sa stratégie de mobilité durable. Poma a mis en place une nouvelle plateforme logistique de 20 millions d’euros à Voreppe, renforçant ainsi sa présence industrielle, tandis que Holding Moda a lancé à Aubervilliers un centre dédié à la mode créative, destiné à accueillir des showrooms, des activités de prototypage et de recherche et développement dans le secteur du textile et de l’habillement haut de gamme.
Rappelons qu’au cours de l’année 2024, d’autres opérations italiennes en France avaient inclus des acquisitions stratégiques telles que celles de Hitachi Rail par MERMEC, d’Ascometal par Marcegaglia et de Courvoisier par Campari. De même, les entreprises françaises ont continué d’investir en Italie, avec des opérations significatives telles que l’acquisition d’UNIEURO